Ramo

Se réapproprier l'objet

Trophées du Design FSC France 2015, projet sélectionné parmi 55 projets présentés

Contexte

Nous glissons vers une consommation de biens plus responsable et plus intéressé. L’usager désire être informé quant à l’origine des produits. Il n’est pas seulement préoccupé par le produit final, mais également par la démarche de création/fabrication. Dans ce contexte de préoccupation économique et écologique, d’économie de moyens et de matières, il est bon de se questionner sur nos manières d’appréhender l’objet.
Ainsi, prendre le temps de construire (à minima, d’assembler) son meuble prend tout son sens.
En faisant par soi-même, on se réapproprie l’objet, on enrichit son environnement et on s’enrichit soi-même. On acquiert un savoir-faire qui devient moteur du savoir-être, de consommer responsable et intelligemment.

Trophées du Design FSC France 2015, projet sélectionné parmi 55 projets présentés

Un meuble en kit

Le meuble en kit lie, à mon sens, la consommation à grande échelle et cette démarche de réappropriation de l’objet.
N’y a-t-il pas un parallèle à faire entre le meuble en kit et un usage d’antan où l’on prenait le temps de fabriquer pour soi, un outil, un objet, en fonction de ses besoins ?


Permettre à l’usager de participer à la “création” de son meuble c’est lui offrir l’opportunité de se questionner et lui donner les clés pour apprécier son produit.

Une assise durable

J’ai opté pour des systèmes d’assemblages par emboîtement dans un soucis d’économie de matière et pour valoriser les caractéristiques intrinsèques du matériau bois.

La robustesse du chêne garanti longévité à l'assise.

Pas de quincaillerie

On assemble tout d’abord les deux pieds que l’on vient sceller avec l’assise, puis on emboîte les cinq barreaux qui composent le dossier. De part leur forme, ils offrent au dossier un angle de confort de six degrés.

L’avantage du meuble en kit réside également dans la distribution du produit qui, elle aussi, est responsable.